Alfajores au cannabis : la recette argentine au beurre de Marie
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Alfajores au cannabis : la recette argentine au beurre de Marie

Le biscuit fourré star d’Argentine, version space cake : la recette des alfajores de maïzena au beurre de Marie, et comment doser sans te faire surprendre.

PAR Rédaction CosechaLibre6 MIN DE LECTURE

L’alfajor de maïzena, c’est le biscuit fourré culte d’Argentine : deux sablés fondants à la fécule de maïs collés par de la confiture de lait (le dulce de leche). En version cannabis, il suffit de remplacer une partie du beurre par du beurre de Marie, fait avec de la weed décarboxylée. Les Argentins en mangeraient, dit-on, 70 par seconde : on te donne la recette et les précautions pour ne pas te faire piéger par le dosage.

Sur les six millions d’alfajores vendus chaque jour là-bas, beaucoup sont industriels et vendus dans les kiosques, mais on trouve aussi des versions maison et gourmet. Fourré à la confiture de lait ou aux fruits, avec des biscuits à la maïzena, enrobé de chocolat ou de sucre, l’alfajor est le petit plaisir express du quotidien en Argentine.

Aujourd’hui, on te parle de l’alfajor de maïzena, et surtout d’une version bien précise : l’alfajor au cannabis.

Ces alfajores sont une tuerie et super faciles à faire. Tu peux les fourrer à la confiture de lait, à la pâte à tartiner chocolat-noisette ou avec la confiture que tu préfères.

Les ingrédients pour des alfajores au cannabis

Pour faire tes alfajores au cannabis, il te faut :

  • 150 g de maïzena (fécule de maïs)
  • 100 g de farine fine (type T45)
  • 80 g de sucre
  • 50 g de beurre
  • 50 g de beurre de Marie (la recette est juste en dessous)
  • 2 jaunes d’œufs
  • 1 cuillère à café de levure chimique
  • Et la garniture de ton choix.
Alfajores de maïzena au cannabis

Avant tout : le beurre de Marie

Si tu n’as pas de beurre de Marie sous la main pour cette recette, tu peux le faire chez toi. Fais d’abord décarboxyler quatre grammes de têtes sèches, affinées et émiettées (au four, pour activer le THC), puis mets-les au bain-marie dans 200 grammes de beurre pendant une heure. Filtre, et laisse refroidir jusqu’à ce que le beurre retrouve une consistance pommade.

Attention : cette méthode ne vaut que si tu es un peu pressé et que tu cuisines de petites quantités.

Tu peux aussi utiliser du shit à la place des têtes, en faisant fondre 2 grammes de résine décarboxylée dans le beurre au bain-marie. Au moment de faire les alfajores, le beurre doit être pommade, c’est-à-dire bien mou et malléable.

La préparation des alfajores au cannabis

Pour commencer, mets dans un saladier le beurre normal, le beurre de Marie (à température ambiante) et le sucre, et mélange jusqu’à ce que tout soit bien incorporé. Quand tu obtiens une sorte de pommade, ajoute les deux jaunes d’œufs et fouette de nouveau. Enfin, ajoute la farine, la maïzena et la levure en les tamisant. Mélange le tout et laisse reposer la pâte 15 minutes.

Si tu veux des alfajores sans gluten, remplace simplement la farine par plus de maïzena, et c’est réglé. Rien de compliqué.

Une fois le temps de repos passé, c’est le moment de former les alfajores. Étale bien la pâte et découpe les biscuits avec un verre ou un emporte-pièce. Laisse-les reposer au frigo pendant que le four chauffe à 180 °C. Enfourne les biscuits environ 10 minutes. Laisse refroidir et garnis avec ce qui te fait envie !

Alfajores fourrés à la confiture de lait

Les précautions avant de manger du cannabis

Comme toujours : on consomme avec prudence. Voilà quelques conseils à garder en tête au moment de manger tes alfajores au cannabis :

Commence doucement, et attends

L’idéal, c’est de commencer par une petite dose, de 2,5 à 5 milligrammes de THC, et d’attendre deux heures avant d’en reprendre. Le système digestif traite le cannabis lentement, surtout si tu as déjà fait un gros repas.

Étiquette tes préparations maison :

Pour éviter les accidents ou les confusions, surtout si tu gardes chez toi des aliments au cannabis, mets-leur une étiquette.

Ne mélange pas avec l’alcool :

En aucun cas ce n’est une bonne idée. Certains consommateurs aguerris le font, mais seulement parce qu’ils maîtrisent déjà bien les deux.

Ne prends pas le volant :

Le mieux, c’est de ne pas trop bouger. Pas seulement pour toi, mais aussi pour la sécurité des autres, dans la voiture comme dehors. L’idéal est de consommer dans un endroit confortable, où tu peux te détendre sans avoir à te déplacer.

Reste calme :

Si tu forces sur les alfajores au cannabis, l’effet peut être puissant. Mais t’inquiète, ça va passer. Le mieux est de te poser dans un endroit sûr où tu peux t’allonger, et il y a de grandes chances que tu dormes 10 ou 12 heures.

Fais gaffe à la dose, à la qualité de la matière première et au contexte. Par exemple, avoir l’estomac vide, ça compte. Mieux vaut être reposé, bien nourri et hydraté, et consommer dans un endroit où tu te sens bien.

Garde à portée de main de quoi grignoter sans cannabis :

Ne te laisse pas emporter par la fringale. Si tu manges un alfajor au cannabis, du chocolat à la weed, un brownie ou d’autres douceurs, garde sous la main quelque chose de fait sans la plante. Un peu de chocolat, un alfajor de maïzena (normal) ou autre chose.

D’où vient l’alfajor ?

Pour parler de ses origines, il faut remonter des siècles en arrière et à des milliers de kilomètres de l’Argentine.

À l’origine, le mot alfajor vient de l’arabe andalou « al-hasú », qui veut dire « la garniture », et désigne un dessert de la cuisine andalouse. Au Moyen Âge, l’Andalousie a fait partie du monde musulman pendant plus de 700 ans, et cette présence a laissé des traces dans la langue, la culture et la cuisine.

Avec le temps, « al-hasú » s’est transformé en « alfajor ». Le biscuit a ensuite traversé l’Atlantique vers l’Argentine au XIXe siècle, où on a continué à le fabriquer, mais avec un tout autre profil, puisque la confiture de lait n’a pas la même place de l’autre côté de l’océan.

« L’alfajor actuel est un cousin de l’alfajor andalou, lui-même hérité des Arabes », raconte l’écrivain Jorge D’Agostini dans son livre « Alfajor argentino, historia de un ícono ».

 

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