Arrosage pendant les vacances : garder tes plants de cannabis en vie sans être là
CULTURE

Arrosage pendant les vacances : garder tes plants de cannabis en vie sans être là

Un pote de confiance, un goutte-à-goutte, des cônes en argile ou une mèche : comment garder tes plants en vie pendant que tu n’es pas là.

PAR Rédaction CosechaLibre5 MIN DE LECTURE

Si tu pars quelques jours, le plus sûr reste de confier tes plants à un pote de confiance, qui passera les arroser et vérifier que tout tourne. Sans personne sous la main, il existe des solutions d’arrosage autonome : arrosage automatique, goutte-à-goutte, rétenteurs d’eau, cônes en argile ou mèches. Et dans tous les cas, des plants enfermés sans eau pendant ton absence, c’est des mois de boulot à la poubelle.

Voici les principales façons de t’organiser.

Quels systèmes d’arrosage pour partir tranquille ?

L’arrosage automatique

Il peut être très simple ou plus complet, selon tes besoins et ce que tu veux contrôler, comme le pH ou l’EC (la conductivité, qui mesure la quantité d’engrais dans l’eau), ou rien du tout. Donner à chaque plant la même quantité d’eau, en arrosages courts, permet de bien le nourrir tout en gardant les racines bien oxygénées, sans qu’il sèche ni qu’il baigne dans l’eau.

Le hic, c’est que ça coûte des sous : il faut un réservoir, une pompe, un programmateur, des tuyaux… et pas mal de chance.

Le goutte-à-goutte

C’est un système qui arrose et nourrit tes plants goutte par goutte. Il s’agit d’une irrigation à basse pression et faible débit qui apporte automatiquement l’eau et l’engrais directement aux racines, de façon très précise et contrôlée. Ça a de gros avantages, mais certains te diront que les goutteurs peuvent se boucher et les programmateurs tomber en panne, et sans personne pour surveiller, dans le pire des cas, tu peux perdre toute ta culture.

Les polymères rétenteurs d’eau (gels d’arrosage) : ça marche ?

Ce sont des produits qui augmentent la capacité du sol ou du substrat à retenir l’eau et les nutriments. Ils sont parfaits pour tenir le coup pendant une absence.

Dans le commerce, on trouve par exemple le Guerrilla Grow THC, un additif qui régule l’humidité du sol. Il garde le plant hydraté et apporte d’autres avantages à la culture : selon le fabricant, il augmente la capacité d’absorption d’eau et accélère la croissance des plants.

Les cônes d’arrosage en argile

C’est sans doute un des systèmes d’auto-arrosage les plus simples. Il te faut juste un cône en argile et une bouteille en plastique remplie d’eau.

Comment ça marche ? D’abord, tu fixes bien le cône sur le goulot de la bouteille, puis tu plantes le cône dans le substrat. Ensuite, tu perces deux petits trous dans le fond de la bouteille pour laisser entrer l’air et faire fonctionner ton goutte-à-goutte maison. Comme ça, le terreau de ton plant reste humide.

Surtout, vérifie que la contenance de la bouteille colle à la durée de ton absence, pour être sûr qu’il y ait assez d’eau.

L’arrosage par capillarité avec une mèche :

C’est une méthode maison facile et très efficace. Elle fonctionne par capillarité : une mèche, un cordon en coton, un bout de tissu, etc., va d’un seau rempli d’eau jusqu’au pot de tes plants. Tu peux t’y prendre de deux façons :

1. Poser le pot sur un récipient d’eau au couvercle percé, d’où sort une mèche qui remonte par le trou de drainage du pot.
2. Placer à côté de chaque pot un récipient d’eau d’où part une mèche qui rejoint la terre du plant.

L’important avec cette méthode, c’est de ne pas laisser les plants dans l’eau stagnante : en deux semaines, soit les racines se noient, soit elles pompent toute l’eau et le plant finit par sécher. Même avec une eau oxygénée, le risque de catastrophe est trop grand pour laisser la culture aussi longtemps.

Les plants en petits pots sèchent plus vite. Si tu t’absentes plus de quelques jours, le mieux est de les rempoter à l’avance pour qu’ils aient plus de substrat pour stocker et gérer l’eau.

Et si tes plants sont proches de la récolte, tu peux envisager d’avancer un peu les choses. Après tout ce temps, ces soins et cet argent, mieux vaut assurer une récolte correcte que finir dégoûté. Si tu récoltes un peu plus tôt, tu peux confier l’affinage à un pote grower : c’est bien moins prise de tête que de garder des plants en vie. Ici, on te donne tous nos meilleurs conseils pour réussir le curing de tes têtes et les avoir de top qualité.

Têtes de Bubba Kush prêtes à récolter

Si tu cultives en extérieur, en pleine terre (pas en pot), un bon conseil : désherbe à fond et assure-toi qu’il n’y a autour de tes plants aucune mauvaise herbe qui puisse les gêner, les contaminer ou nuire à ta culture.

Et si ta culture est un peu plus pro, pense à bien dégager les allées et le bord des planches de culture. Là aussi, tout ce qui aura poussé pendant ton absence sera galère à gérer à ton retour.

En tant que communauté cannabique, on ne peut pas finir sans rappeler à quel point le soin compte. Au-delà des techniques de croissance, d’étirement, de stress ou de palissage, ce qui fait une culture réussie, c’est l’œil et l’attention de celui qui s’en occupe et qui veille sur ses plants jour après jour.

Il y a plusieurs façons d’éviter que ta culture adorée meure après quelques jours sans toi, mais l’essentiel, c’est que tes plants gardent les mêmes soins, la même attention, la même eau, la même lumière et la même nutrition que d’habitude. Sinon, ils risquent un stress tel que tu retrouveras en rentrant une culture abîmée, ou dans le pire des cas, morte.