Autoculture de cannabis : les vrais avantages de cultiver sa weed
CULTURE

Autoculture de cannabis : les vrais avantages de cultiver sa weed

Moins cher, plus sûr, tes variétés à toi : ce que l’autoculture apporte là où elle est permise, et comment elle fonctionne en Argentine avec le REPROCANN.

PAR Rédaction CosechaLibre5 MIN DE LECTURE

L’autoculture de cannabis, là où elle est autorisée, a quatre gros avantages : sur la durée, ça revient moins cher que d’acheter, tu choisis tes variétés, tu sais exactement ce que ta plante a reçu, et c’est un hobby qui fait du bien. En Argentine, elle est légale à des fins médicales avec le REPROCANN ; en France, en revanche, le cadre est restrictif et l’autoculture reste interdite. Faire pousser ses propres plantes, c’est gratifiant, et pas seulement pour le résultat final : il faut un peu de matos, mais le plus important, c’est l’envie et la motivation.

Sur la durée, l’autoculture revient moins cher que d’acheter du cannabis médical. On peut démarrer avec n’importe quel budget, et l’écart entre acheter ses têtes et les faire pousser est énorme. Une plante bien menée peut donner jusqu’à 500 g de têtes environ après séchage et affinage. Et avec une culture en intérieur bien contrôlée, on peut enchaîner plusieurs récoltes réussies par an.

Système d’arrosage dans une culture de cannabis

Autoculture : tu choisis tes variétés

Cultiver ton propre cannabis te permet de choisir les variétés que tu consommes. En cultivant, tu contrôles entièrement les conditions de croissance et le substrat. Quand tu achètes, impossible de savoir comment les plantes ont été cultivées. En tant que grower, tu choisis les pesticides et les engrais, ou tu pars sur du bio, mais dans tous les cas tu sais exactement ce que tu donnes à ta plante.

Expérimenter les méthodes de culture

Quand on cultive soi-même, on peut tester différentes méthodes. Faire pousser sa propre weed, ça fait mieux comprendre et apprécier les plantes et tout ce qu’il faut pour les mener à bien.

Aujourd’hui, l’autoculture est plus simple que jamais. Il existe plein de ressources fiables pour les débutants comme pour les growers confirmés. De la box indoor aux systèmes d’arrosage et d’éclairage automatiques, tout se trouve facilement en ligne ou en growshop.

Cultiver sa propre weed, c’est aussi ne jamais être à sec. Dans les pays où il n’y a pas de dispensaires ou où le cannabis n’est pas encore légal, l’autoculture permet de ne pas alimenter le marché illégal et le narcotrafic. En Argentine, par exemple, cultiver du cannabis chez soi est légal, mais il faut une autorisation de culture. On en parle plus bas.

Autoculture médicale : une meilleure qualité

Avec l’autoculture, tu n’as pas seulement de bonnes têtes : tu peux aussi utiliser toute la plante pour d’autres usages, comme faire des huiles ou des crèmes.

Autre gros avantage : tu sais dans quel état est ta weed, et tu peux repérer à temps maladies, champignons ou tout autre problème dans ta culture perso, ce qui te permet de réagir plus facilement. Dans les cultures commerciales gigantesques, en masse, toutes les plantes ne sont pas arrosées de la même façon, et les carences ou les excès d’engrais arrivent vite. Résultat : ravageurs et maladies peuvent apparaître, ce qui n’empêchera pas le producteur de vendre sa récolte quand même, si c’était son plan depuis le départ.

Et ce n’est pas que ta plante peut porter des pathogènes : si tu consommes une weed en mauvais état, ou bourrée d’insecticides et compagnie, c’est ta santé qui peut trinquer.

Enfin, cultiver, c’est fun et relaxant. Ça fait du bien, au contact de la nature.

Plants de cannabis en culture d’intérieur

Comment cultiver du cannabis médical chez soi en Argentine ?

Beaucoup de gens se demandent si l’autoculture est légale en Argentine. Oui, elle l’est. Il faut pour ça une carte de cultivateur : le REPROCANN, le registre argentin du cannabis médical.

Le REPROCANN est une base de données qui recense toutes les personnes remplissant les conditions pour accéder à une culture contrôlée de cannabis, à des fins médicales, thérapeutiques ou palliatives contre la douleur. Une fois l’inscription validée, une autorisation de culture est délivrée. L’autoculture légale existe donc en Argentine, à condition de remplir les critères et de respecter les règles. En France, rien de tel : l’autoculture y est interdite et le cadre reste restrictif.

Qui peut déclarer une culture ?

Peuvent s’inscrire au REPROCANN les personnes résidant en Argentine qui remplissent ces conditions :

  • avoir une indication médicale
  • avoir signé le consentement prévu, dans les conditions fixées par le programme
  • avoir rempli les conditions et les démarches demandées par le programme

Le système valide ensuite les données via le site https://www.argentina.gob.ar/miargentina, le portail administratif argentin. Il faut pour ça un compte sur le site ou sur l’appli Mi Argentina.

Le plus fort, c’est que l’inscription ne se fait pas forcément en personne : elle peut passer par un proche, une tierce personne ou une association autorisée par l’autorité compétente.

En plus, l’inscription ne coûte rien côté ministère de la Santé argentin : c’est entièrement gratuit. Petit détail en plus, selon les règles en vigueur au moment où ce texte a été écrit : jusqu’à 9 plantes en floraison par patient, et le droit de transporter jusqu’à 40 grammes de fleurs sèches ou 6 flacons compte-gouttes de 30 ml.

Tu l’as vu, l’autoculture a plein d’avantages. Et en plus, c’est thérapeutique : ça devient un hobby, et en le pratiquant, tu apprends plein de choses sur ta plante. Petit à petit, tu améliores tes techniques, la qualité de ton herbe et tout un tas de trucs qui ont l’air simples en théorie, mais qui se corsent quand on passe à la pratique.

Et surtout, n’oublions pas que le résultat final est à toi : tu l’as obtenu à force d’efforts et de patience, en donnant tout l’amour possible à une plante aussi fidèle que le cannabis.