Le cannabis rend-il démotivé ? Flemme, motivation et dépression
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Le cannabis rend-il démotivé ? Flemme, motivation et dépression

Le canapé qui gagne après le joint, l’apathie des gros fumeurs, l’automédication contre le blues : ce qu’on sait du lien entre weed, motivation et dépression.

PAR Rédaction CosechaLibre5 MIN DE LECTURE

Le cannabis peut faire baisser la motivation : sur le moment, la détente et l’euphorie poussent souvent à remettre les choses à plus tard, et chez les gros consommateurs réguliers on observe parfois une apathie durable, qu’on appelle « syndrome amotivationnel ». Tout le monde n’est pas touché pareil : la dose, la fréquence et la personne changent tout. On regarde aussi ce que la weed fait à la dépression, un sujet plus compliqué qu’il n’y paraît.

Juste après le joint : pourquoi la motivation baisse

Pour comprendre l’effet du cannabis sur la motivation, il faut d’abord regarder ce qu’il fait sur le moment. Beaucoup de consommateurs ressentent de l’euphorie et de la détente, souvent avec une baisse passagère de l’anxiété et du stress. Mais cette détente a un revers côté motivation : le canapé gagne souvent la partie.

C’est quoi le syndrome amotivationnel ?

On utilise parfois le terme de « syndrome amotivationnel » pour décrire ce phénomène. Il désigne la perte de motivation et le désintérêt pour les activités du quotidien qui peuvent apparaître avec une consommation régulière. Les personnes concernées peuvent devenir apathiques, se désintéresser de tout et avoir du mal à rester productives. Le concept reste discuté chez les chercheurs : pas toujours facile de faire la part entre l’effet du cannabis, une dépression qui couve ou une conso très lourde.

Les femmes et les hommes réagissent-ils pareil ?

Les effets du cannabis sur la motivation peuvent varier entre hommes et femmes. Certaines recherches suggèrent que les femmes pourraient être plus sensibles à ces effets démotivants que les hommes. Mais il faudra plus d’études pour bien comprendre ces différences.

Les effets à long terme

Une consommation continue, surtout en grosse quantité et sur une longue période, peut avoir des effets durables sur la motivation et le comportement. Certains consommateurs ont du mal à se concentrer, à s’organiser et à atteindre des objectifs à long terme. Et une consommation excessive peut aussi abîmer la mémoire et les capacités cognitives, ce qui plombe encore plus la motivation et les résultats, à l’école comme au boulot.

Vivre avec quelqu’un qui fume

Vivre avec une personne qui fume peut aussi peser sur la motivation de son entourage. La famille et les amis remarquent parfois des changements de comportement et d’envie chez le consommateur, ce qui peut créer des tensions et de l’inquiétude.

Espérance de vie et autres risques

Quant à « l’espérance de vie d’un gros fumeur de joints », il faut savoir que le cannabis seul ne réduit en général pas beaucoup l’espérance de vie. Par contre, il peut pousser à des comportements à risque, comme conduire défoncé, ce qui augmente le risque d’accident mortel sur la route.

En résumé, le cannabis peut avoir des effets complexes sur la motivation et le comportement. Certains se sentent moins motivés après avoir fumé, d’autres ne remarquent rien, voire y trouvent un soulagement contre l’anxiété. Les effets dépendent de la personne, de la fréquence et de la quantité. Si ta conso t’inquiète, pour ta motivation ou ta santé en général, renseigne-toi auprès de sources fiables et n’hésite pas à demander de l’aide.

Le cannabis aggrave-t-il la dépression ?

L’effet du cannabis sur la dépression est un sujet complexe, et la recherche est toujours en cours. Certaines personnes s’en servent pour soulager leurs symptômes sur le moment, mais le lien entre les deux a plusieurs facettes et les effets varient beaucoup d’une personne à l’autre. Voici les principales façons dont le cannabis peut jouer sur la dépression :

  1. Un soulagement passager : certaines personnes disent que le cannabis les soulage temporairement de symptômes comme l’anxiété et la tristesse. C’est lié à ses effets psychoactifs, qui modifient l’humeur et procurent une sensation d’euphorie.
  2. Le risque d’automédication : des personnes déprimées utilisent parfois le cannabis comme automédication, parce qu’elles ont l’impression que ça les aide. Mais c’est risqué : le cannabis n’est pas un traitement reconnu de la dépression par les professionnels de santé mentale.
  3. Le risque de dépendance : une consommation fréquente et continue peut entraîner tolérance et dépendance. Avec le temps, il en faut plus pour le même effet, et l’arrêt peut provoquer des symptômes de sevrage qui aggravent la dépression.
  4. Des interférences avec le traitement : le cannabis peut interférer avec les autres traitements de la dépression, comme la psychothérapie ou les médicaments sur ordonnance. Il peut aussi rendre plus difficile le suivi du traitement recommandé.
  5. Des risques à long terme : des études suggèrent qu’une consommation chronique, surtout à forte dose, pourrait augmenter le risque de troubles psychiques à long terme, comme la dépression et l’anxiété. Mais il faut plus de recherches pour bien comprendre ce lien.
  6. Toutes les variétés et tous les cannabinoïdes ne se valent pas : le cannabis contient plusieurs cannabinoïdes, qui peuvent agir différemment sur la dépression. Le cannabidiol (CBD), par exemple, est un cannabinoïde qui ne défonce pas et a montré un certain potentiel contre l’anxiété et la dépression dans quelques études. Le delta-9-tétrahydrocannabinol (THC), principal composé psychoactif, peut avoir des effets variables sur l’humeur.