Engrais pour autos et photopériodiques : quand et comment nourrir ton cannabis
CULTURE

Engrais pour autos et photopériodiques : quand et comment nourrir ton cannabis

Quand lancer l’engrais sur une auto, quels nutriments donner, comment avoir une plante plus grosse et quoi choisir entre autos et photopériodiques.

PAR Rédaction CosechaLibre6 MIN DE LECTURE

Quand commencer l’engrais sur une autofloraison ?

Sur une autofloraison, on commence l’engrais vers la deuxième ou la troisième semaine après la germination, à petite dose, puis on augmente petit à petit. Les autofloraisons (les « autos ») ont un cycle court et fleurissent toutes seules : elles n’ont pas le temps de récupérer d’une surdose, donc on y va mollo dès le départ.

En gros, on lance la fertilisation quand les plantules ont quelques semaines, en général vers la deuxième ou la troisième semaine après la germination. Au début, mieux vaut utiliser des engrais spécial cannabis ou des engrais organiques pensés pour la culture de la beuh : ils apportent les bons nutriments dans les bonnes proportions pour que la plante se développe au mieux.

Suis les indications du fabricant et ne force pas sur les doses : un excès peut provoquer un blocage des nutriments, voire abîmer la plante. Observe tes plantes de près et guette les signes de carence ou d’excès pour ajuster la fertilisation au fur et à mesure.

Garde aussi en tête que le type de substrat et la taille du pot jouent sur les besoins de la plante. Un bon équilibre de nutriments, c’est la base pour une croissance saine et une belle production de têtes sur une auto.

De quels nutriments une autofloraison a-t-elle besoin ?

Les autos, comme toutes les variétés de cannabis, ont besoin d’une série de nutriments essentiels pour pousser en bonne santé et bien produire. On les range en trois grandes familles : les macronutriments, les nutriments secondaires et les micronutriments (ou oligoéléments). Voici les plus importants pour une auto :

  1. Azote (N) : indispensable pour la croissance, la formation de feuilles bien vertes et la synthèse des protéines. C’est un macronutriment clé pendant les premières étapes.
  2. Phosphore (P) : essentiel pour des racines solides et pour la production de fleurs et de têtes. C’est un macronutriment important pendant la floraison.
  3. Potassium (K) : nécessaire pour des têtes denses et pour rendre la plante plus résistante aux maladies et au stress. Lui aussi est crucial en floraison.
  4. Calcium (Ca) et magnésium (Mg) : importants pour garder des cellules en bonne santé et éviter les carences liées au pH et au sol.
  5. Fer (Fe), manganèse (Mn), zinc (Zn), cuivre (Cu), bore (B) et molybdène (Mo) : ce sont les micronutriments et oligoéléments, essentiels pour plein de fonctions métaboliques et pour éviter les carences.

Il existe plusieurs marques d’engrais spécial cannabis, avec des mélanges pensés pour chaque étape de croissance et de floraison. Parmi les plus connues : Advanced Nutrients, BioBizz, Canna, General Hydroponics, entre autres.

À côté des engrais du commerce, tu peux aussi utiliser des engrais maison, comme des infusions ou du thé de compost, ou des solutions nutritives naturelles. Mais là, il faut vraiment t’assurer que les doses sont justes et équilibrées pour éviter carences et excès, qui pourraient plomber la santé de la plante. Observer ta plante de près et ajuster l’engrais selon les besoins de chaque étape, c’est ce qui fait réussir une culture d’autos.

Comment avoir une autofloraison plus grosse ?

Pour que ton auto prenne plus de volume et pousse en bonne santé, voilà ce que tu peux faire :

  1. Le bon substrat : prends un terreau de bonne qualité, qui contient ce dont la plante a besoin pour pousser. Un substrat enrichi l’aide à bien démarrer dès le début.
  2. Le bon pot : choisis un pot assez grand pour que les racines se développent bien. Plus de place pour les racines, c’est une plante qui se développe mieux.
  3. Assez de lumière : donne suffisamment de lumière à ton auto. Le cannabis a besoin d’un bon éclairage pour pousser au top. En intérieur, pense à des lampes de culture LED, HPS ou CFL de bonne qualité.
  4. Des nutriments équilibrés : apporte les bons nutriments à chaque étape. Utilise des engrais spécial cannabis adaptés à chaque phase : de l’azote pour la croissance, du phosphore et du potassium pour la floraison.
  5. Un arrosage maîtrisé : garde un rythme d’arrosage régulier pour éviter le stress hydrique et le manque d’eau. Mais n’en fais pas trop : l’excès d’eau abîme les racines et freine la croissance.
  6. Température et humidité : garde une température et une humidité correctes dans ta culture. L’idéal, c’est entre 20 et 28 °C le jour et autour de 18-22 °C la nuit.
  7. Taille et palissage : tu peux faire des tailles ciblées et palisser la plante (la plier et l’attacher) pour qu’elle s’ouvre et que la lumière se répartisse mieux. Les branches du bas en profitent aussi, et la plante gagne en taille.
  8. Protection contre les nuisibles et les maladies : surveille régulièrement ta plante pour repérer le moindre signe de ravageurs ou de maladie, et agis en prévention ou en correction si besoin. Les nuisibles et les maladies peuvent freiner sa croissance.

Avec ces conseils, ton auto devrait pousser mieux et plus grand, pour une récolte plus généreuse et plus saine. Chaque plante est unique et peut demander ses propres réglages : suis son développement de près et ajuste ce qu’il faut pour réussir ta culture.

Autofloraisons ou photopériodiques : qu’est-ce qui est mieux ?

Le choix entre graines autofloraison et photopériodiques (régulières ou féminisées) dépend de tes goûts, de tes objectifs et des conditions dans lesquelles tu comptes cultiver.

Les autos ont l’avantage d’un cycle plus court, parce qu’elles fleurissent toutes seules, sans dépendre de la photopériode (le nombre d’heures de lumière par jour). Du coup, on peut les cultiver à presque toutes les saisons et sous des climats très variés, ce qui en fait une super option pour les débutants ou pour ceux qui veulent récolter vite. En plus, elles restent souvent petites, ce qui les rend idéales pour les petits espaces ou pour ceux qui veulent rester discrets.

Les photopériodiques, elles, ont besoin d’une photopériode précise pour lancer la floraison. Ça donne au grower plus de contrôle sur la croissance et sur le passage en floraison, et ça peut donner des récoltes plus abondantes et des plantes plus grandes si les conditions sont optimales. Comme elles sont plus grosses, elles peuvent aussi sortir plus de rendement que les autos entre les mains d’un cultivateur expérimenté.

En résumé, les autos sont parfaites si tu veux récolter vite, si tu as peu de place ou si tu veux une culture plus simple, alors que les photopériodiques sont le choix de ceux qui veulent plus de contrôle et de plus gros rendements. Tout dépend de tes besoins et de tes envies de grower.