
Faire un SCROG pas à pas : topping, filet et passage en floraison
Le SCROG mise sur moins de plants, étalés à l’horizontale sous un filet : d’où vient la technique et comment la mettre en place en trois étapes.
Le SCROG (Screen of Green, « écran de verdure ») consiste à couper la tige principale des plants puis à faire pousser leurs branches à l’horizontale sous un filet, pour que toutes les têtes soient à la même distance de la lampe. Résultat : plus de récolte avec moins de plants. On raconte que la technique est née aux États-Unis dans les années 60.
À l’époque, beaucoup de gens se sont retrouvés obligés de cultiver uniquement en intérieur, sous lumière artificielle : le SCROG est né du besoin de tirer la production maximale de ces plants. « La nécessité est mère de l’invention », comme on dit.
Au fil des années, notamment parce qu’on a aujourd’hui accès aux meilleures lampes de culture, le SCROG a beaucoup évolué. Mais la technique reste fidèle à ses origines et le principe n’a pas bougé.
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Crédit : Royal Seeds[/caption]
En quoi consiste le SCROG ?
Cette technique maximise la récolte, non pas avec plus de plants, mais au contraire : elle limite la croissance verticale des plants de cannabis pour favoriser un développement à l’horizontale.
En supprimant la pousse principale, le plant arrête de monter et doit mettre toute son énergie dans le développement des autres branches. En même temps, on oblige ces branches latérales, avec un support mécanique, à avancer à l’horizontale.
Si toutes les branches se retrouvent à la même distance de la lampe, on a augmenté la production tout en réduisant le nombre de plants. Ces branches poussent fortes et saines, comme si chacune était un plant à part !
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Crédit : Autoflowering Cannabis[/caption]
Un point essentiel : cultiver des variétés qui se prêtent bien à l’exercice. Mais lesquelles sont bonnes pour le SCROG ?
On recommande toujours les sativas. La raison principale : leurs tiges sont plus fines et plus faciles à manier que celles des indicas.
Comment faire un SCROG étape par étape ?
Comme on l’a dit, le SCROG repose sur deux principes. D’un côté, tailler pour que le plant rende plus et, de l’autre, favoriser ensuite sa croissance à l’horizontale.
En combinant les deux, tu peux utiliser cette technique pour tirer le meilleur de tes plants ou pour optimiser ta façon de cultiver. C’est parti.
1- Couper la tige principale
La première chose à faire, c’est de couper la tête principale des plants avec lesquels tu vas faire ton SCROG (le topping, ou étêtage). Le nombre de plants dépend de la place que tu as, mais en général, on peut tirer beaucoup d’un petit nombre de plants.
Quand on débute, ça peut vite devenir compliqué : avec le SCROG, la pratique compte énormément. Mais tu verras qu’avec le temps, si tu appliques bien la méthode, tu obtiendras la même récolte avec de moins en moins de plants.
La plupart des experts conseillent de faire le topping le plus tôt possible. En général, après une quinzaine de jours de croissance, tu peux déjà couper la tige principale et commencer à guider le plant à l’horizontale.
Prends de bons ciseaux de taille, préalablement désinfectés à l’alcool éthylique. Sinon, tu risques de provoquer une infection.
Laisse aux plants le temps de s’en remettre. Tu verras, ils te le rendront au centuple.
2- Poser le filet et guider les branches
Une fois que le plant a encaissé le choc de la coupe, il met son énergie dans le développement des branches latérales. C’est le moment d’installer un filet.
Le plus courant, c’est de mettre le filet à environ 20 centimètres des pots en intérieur ; en extérieur, il faudra calculer la hauteur idéale selon la taille des plants. Au fur et à mesure qu’ils poussent, les plants se retrouvent pris dans le filet.
Il y a plusieurs façons de répartir les branches. Si tu places par exemple ce qui serait la branche principale au centre du filet et que tu répartis les autres à partir de là, c’est une répartition concentrique.
Si tu commences autrement, la répartition des branches est dite excentrique.
3- Passer en floraison
Au moment de passer en floraison (le passage en 12/12 pour les photopériodiques), regarde à la fois si le filet est bien rempli par les branches et quelle variété tu cultives, avec ses particularités.
Pourquoi ? Parce que selon la variété, certaines continuent de grandir un moment après le début de la floraison. Tout est une question de feeling avec chaque plant.
T’es arrivé jusque-là ? Lis aussi comment obtenir une autorisation de culture en Argentine…
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