Parasites du cannabis : les produits et les réflexes pour les tenir à distance
CULTURE

Parasites du cannabis : les produits et les réflexes pour les tenir à distance

Tourteau de neem, propolis, silice, mastic cicatrisant et lutte biologique : ce qui marche contre les ravageurs, et quand l’utiliser.

PAR Rédaction CosechaLibre4 MIN DE LECTURE

Pour lutter contre les parasites du cannabis, on mise d’abord sur la prévention : tourteau de neem dans le terreau, pulvérisations de propolis ou de silice et insectes auxiliaires, appliqués en croissance et en préfloraison. Ensuite, on arrête tout traitement 15 à 20 jours avant la récolte. Mineuses, acariens ou pucerons, un plant attaqué pousse moins bien et donne moins de têtes, et de moins bonne qualité.

La règle d’or, c’est de repérer la menace tôt et d’avoir les bons produits sous la main. On passe en revue ce qui marche, côté prévention comme côté traitement, pour garder les bestioles à distance et finir la saison avec une récolte propre. C’est parti !

Quels produits utiliser contre les parasites du cannabis ?

Protéger une culture des ravageurs, c’est la base pour avoir des plantes en forme et une belle récolte. Il existe pas mal de produits phytosanitaires (des produits de protection des plantes) qui éloignent les parasites et laissent la plante pousser tranquille. Voici les plus efficaces pour prévenir et traiter les attaques sur le cannabis.

1. Le tourteau de neem

Le tourteau de neem, c’est ce qui reste des graines de neem une fois l’huile pressée. Produit bio et très efficace, il repousse les insectes et freine leur développement. Ses atouts :

  • Prévention naturelle : il ne se contente pas de repousser, il empêche aussi les parasites de se développer.
  • Sol enrichi : il améliore la structure du terreau et lui apporte des nutriments.
  • Application : on le mélange au substrat, et la plante absorbe une partie de ses composés (pour pulvériser les feuilles, on prend de l’huile de neem, pas le tourteau).

2. Propolix

Propolix est un produit à base de propolis, la résine que fabriquent les abeilles, connue pour ses propriétés antibactériennes, antifongiques et antivirales. Ce qu’il apporte :

  • Protection complète : il bloque l’entrée des bactéries, des champignons et des autres pathogènes.
  • Coup de pouce à la croissance : il aide les tissus à se refaire après une taille ou une coupe.
  • Application : en pulvérisation sur les feuilles ou dans l’eau d’arrosage. En cas d’infestation sévère, on monte la concentration.

3. Fungi Boom

Ce fongicide à base de silice est parfait pour prévenir les champignons courants et contrôler les insectes piqueurs-suceurs. Ses principaux avantages :

  • Plante plus solide : il renforce la structure de la plante et facilite le transport des nutriments.
  • Protection contre champignons et insectes : efficace contre pas mal de ravageurs et de maladies.
  • Application : on dilue 2 ml/L dans l’eau et on pulvérise toute la plante tous les 10 jours en préventif, ou tous les 7 jours à dose plus forte en traitement.

4. Le mastic cicatrisant

Le mastic cicatrisant est de plus en plus utilisé en culture de cannabis, surtout après une taille. Il offre :

  • Plaies protégées : il scelle les coupes et empêche champignons et bactéries de s’y installer.
  • Moins d’infections : la culture reste en bonne santé.
  • Application : on l’étale sur la plaie au pinceau, et c’est bien de compléter avec une pulvérisation de propolis.

5. La lutte biologique

La lutte biologique consiste à lâcher des organismes utiles pour combattre les parasites : une méthode naturelle et très efficace. Ses points forts :

  • Ravageurs ciblés : des auxiliaires comme la coccinelle à deux points (Adalia bipunctata) dévorent les parasites.
  • Zéro pollution : pas d’insecticides chimiques, donc une récolte sans résidus.
  • Application : il faut des conditions d’ambiance optimales, et surtout ne pas utiliser de produits chimiques en même temps, sinon tu flingues les auxiliaires que tu viens de lâcher.

Comment protéger sa culture de cannabis des parasites, étape par étape ?

Pour une récolte de beuh saine et sans bestioles, quelques règles valent pour toutes les étapes de la culture :

  • Timing des traitements : traiter bien avant la récolte et ne plus utiliser aucun produit phytosanitaire au moins 15 à 20 jours avant de couper.
  • Prévenir au bon moment : la croissance et la préfloraison sont les meilleures phases pour les produits préventifs, parce que la plante absorbe mieux à ces moments-là.
  • Organisation et qualité : planifier sa culture, prendre du matériel de qualité, désinfecter l’espace et les outils : c’est ce qui t’évite les galères plus tard.

Avec ces produits et ces réflexes, tu ne fais pas que tenir les parasites à distance : toute la culture se porte mieux, et les plantes deviennent plus costaudes et plus résistantes. Au bout du compte, c’est une récolte de qualité, sans contaminants, qui t’attend.