La photorespiration, c’est quoi ? Le frein caché de tes plantes quand il fait chaud
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La photorespiration, c’est quoi ? Le frein caché de tes plantes quand il fait chaud

Quand la chaleur monte, la RuBisCO capte de l’oxygène au lieu du CO2 : la plante gaspille de l’énergie, mais se protège aussi du stress.

PAR Rédaction CosechaLibre5 MIN DE LECTURE

La photorespiration, c’est le processus par lequel l’enzyme RuBisCO fixe de l’oxygène au lieu du dioxyde de carbone, ce qui fait perdre à la plante une partie de l’énergie gagnée par la photosynthèse. Elle augmente avec la chaleur et peut ralentir, voire bloquer, la croissance. Mais elle joue aussi un rôle de protection quand la plante est stressée. Pour rappel, la photosynthèse est le processus par lequel les plantes transforment l’énergie du soleil en composés organiques riches en énergie, qu’elles stockent pour pousser : elles absorbent du dioxyde de carbone et rejettent de l’oxygène.

À côté de ça, il existe un autre processus moins connu mais tout aussi important : la photorespiration. Même si elle va dans le sens inverse de la photosynthèse, elle en fait partie intégrante.

La photorespiration se produit quand l’enzyme RuBisCO, au lieu de fixer du dioxyde de carbone, fixe de l’oxygène. Et ce phénomène augmente à mesure que la température monte.

Plante de cannabis en floraison

Plus il fait chaud, plus la part de photorespiration grimpe. Si elle atteint un niveau proche de celui de la photosynthèse, la croissance de la plante peut carrément s’arrêter.

Comprendre la photorespiration, c’est clé pour optimiser la croissance et l’efficacité des plantes, surtout avec le changement climatique et les températures élevées qu’il entraîne. Étudier et gérer ce processus est donc essentiel pour améliorer la productivité agricole et préserver les écosystèmes.

Qu’est-ce que la photorespiration, concrètement ?

La photorespiration est un processus biologique complexe et crucial pour les plantes, même s’il peut paraître obscur sans bases en biologie. Techniquement, tout part d’une réaction catalysée par l’enzyme ribulose-1,5-bisphosphate carboxylase/oxygénase (RuBisCO).

Au lieu de fixer du dioxyde de carbone (CO2) comme dans la photosynthèse, la RuBisCO fixe de l’oxygène (O2), ce qui produit du 2-phosphoglycolate. Ce composé est ensuite métabolisé par la voie photorespiratoire et transformé en 3-phosphoglycérate, un intermédiaire du cycle de Calvin.

Pendant ce processus, la plante produit du dioxyde de carbone (CO2) et de l’ammoniac (NH3), et elle consomme de l’ATP et d’autres équivalents réducteurs. C’est cette dépense d’énergie qui fait de la photorespiration un processus peu efficace sur le plan énergétique.

Comment la photorespiration protège les plantes du stress ?

Malgré son côté inefficace, la photorespiration peut jouer un rôle crucial pour protéger les plantes contre le stress. En servant de « puits » d’énergie, elle évite la surréduction de la chaîne de transport d’électrons de la photosynthèse et la photo-inhibition (les dégâts causés par un excès de lumière).

Ce mécanisme compte surtout dans les situations de stress qui réduisent l’assimilation du CO2 par la photosynthèse.

En plus, la photorespiration fournit des métabolites indispensables à d’autres processus. Par exemple, la glycine produite pendant la photorespiration est essentielle pour fabriquer le glutathion, un antioxydant qui protège les plantes du stress oxydatif.

Ce processus est vital en cas de sécheresse, de forte salinité ou de lumière très intense, des conditions courantes pour les plantes de montagne.

Culture de cannabis

Bref, même si elle coûte cher en énergie, la photorespiration joue un rôle essentiel pour protéger les plantes de cannabis face aux conditions difficiles, et les aide à continuer de fonctionner et de pousser quand l’environnement se corse.

Pourquoi la photorespiration se produit-elle ?

La photorespiration est due à l’action d’une enzyme, la RuBisCO (ribulose-1,5-bisphosphate carboxylase/oxygénase). Cette enzyme est indispensable à la photosynthèse, puisque c’est elle qui fixe le dioxyde de carbone pendant la phase de fixation du carbone.

Mais quand la température monte, la RuBisCO change de comportement et agit de plus en plus comme une oxygénase plutôt que comme une carboxylase. Autrement dit, au lieu de fixer du carbone, l’enzyme capte de l’oxygène, et c’est ça qui lance la photorespiration.

Pourquoi la photorespiration et la photosynthèse sont importantes

Photosynthèse et photorespiration sont deux processus fondamentaux pour le fonctionnement et la survie des plantes. La photosynthèse leur permet de transformer l’énergie solaire en composés organiques riches en énergie, tout en produisant de l’oxygène : c’est la base de la vie sur Terre.

Sans photosynthèse, la plupart des plantes n’existeraient pas et la vie animale serait elle aussi gravement touchée, faute d’oxygène et de nutriments de base.

La photorespiration, elle, peut sembler au premier abord un processus inefficace et coûteux en énergie, mais elle joue un rôle crucial pour protéger les plantes quand l’environnement les stresse.

La photorespiration chez les plantes de cannabis

Ce processus sert de mécanisme de défense contre la surréduction de la chaîne de transport d’électrons de la photosynthèse et contre la photo-inhibition, surtout en cas de forte chaleur, de sécheresse et de salinité. Il fournit aussi des métabolites essentiels à d’autres processus importants pour se protéger du stress et s’y adapter.

En résumé, les deux processus sont différents mais complémentaires, et tous les deux essentiels à la vie des plantes. La photosynthèse apporte l’énergie et les matériaux de base nécessaires pour pousser et se reproduire, tandis que la photorespiration aide les plantes à survivre et à s’adapter aux conditions difficiles.

Comprendre comment ces deux processus interagissent est fondamental pour faire avancer la biologie végétale et rendre les plantes plus résistantes face au changement climatique.