C’est quoi le shit ? Haschich, résine et différence avec la beuh
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C’est quoi le shit ? Haschich, résine et différence avec la beuh

D’où vient la résine, comment on la presse en blocs, comment elle se consomme et comment faire ton propre hasch à sec.

PAR Rédaction CosechaLibre8 MIN DE LECTURE

C’est quoi, le shit ?

Le shit, ou haschich, c’est la résine du cannabis : les trichomes, ces cristaux qui couvrent la surface de la plante, sont séparés puis pressés en blocs compacts. On l’appelle aussi « hasch », « résine » ou « chocolat », et il est en général plus concentré en THC (tétrahydrocannabinol, la molécule qui fait planer) que l’herbe dont il vient. C’est ce qui le distingue de la beuh, qui elle est la fleur séchée.

Le shit produit des effets psychotropes proches de ceux de la weed, euphorie et bien-être, mais plus puissants vu sa concentration en THC. Attention quand même : un shit de mauvaise qualité peut contenir plein de saloperies, terre, henné, plastique, huile, et parfois bien pire, comme des poils d’animaux ou du fumier. Mais en règle générale, le haschich reste bien plus concentré que la plante d’où il vient.

Comment est fabriqué le shit ?

Le shit s’obtient à partir de la résine du cannabis, en suivant quelques étapes précises. Voilà comment ça se passe :

  1. Récupérer la résine : le shit vient des cristaux de résine qui couvrent la surface de la plante, surtout les têtes. Ces cristaux sont très riches en THC, le principal composé psychoactif du cannabis.
  2. Séparer et presser : une fois récoltée, la résine est séparée du reste de la plante et pressée en blocs compacts. C’est de la résine quasi pure, et c’est pour ça que le shit est plus fort que l’herbe : la concentration en THC est bien plus élevée.
  3. Tamiser : on refroidit la matière sèche, puis on la passe au tamis pour que les petits grains de résine tombent à travers les mailles et se séparent des feuilles. On peut répéter l’opération plusieurs fois pour concentrer encore plus la résine.
  4. Broyer et mouler : après le tamisage, la résine est réduite en poudre. Cette poudre est ensuite moulée et pressée en un bloc brun.

Comment on consomme le shit ?

Le shit se fume surtout, en joint mélangé à du tabac ou de l’herbe, ou au bang. Pour le joint, on effrite le shit (souvent en le chauffant un peu) et on le mélange à du tabac ou de la beuh avant de rouler. Le bang, lui, donne une fumée plus douce : on met le shit dans le foyer, on allume et on inhale la fumée par un tube, après qu’elle est passée dans l’eau. On peut aussi le vapoter : il est chauffé à une température plus basse que la combustion, ce qui évite d’inhaler les produits toxiques qu’elle crée. Moins courant : l’intégrer à des plats, comme dans les edibles, ou l’appliquer sur la peau en pommade. Garde en tête que le shit peut être mauvais pour la santé et qu’il est illégal dans beaucoup d’endroits, donc si tu en consommes, fais-le de façon responsable et en connaissant les lois locales.

Comment faire du hasch maison ?

Il existe plein de méthodes et de techniques pour faire du hasch. La plus ancienne et la plus simple, c’est l’extraction à sec. Mais au fond, c’est quoi la différence ? D’un côté, il y a l’herbe : les fleurs séchées, non transformées, de la plante femelle. De l’autre, le haschich : la résine de cette même plante, séparée par des moyens mécaniques ou chimiques. Ici, on parle de la version mécanique, faite avec des têtes déjà sèches et sans aucun solvant.

Alors, comment faire du hasch à sec avec ta beuh ? Qu’est-ce qu’il te faut ? On te dit tout.

De quoi tu as besoin pour faire du hasch ?

Traditionnellement, le hasch se fait de façon toute simple : on secoue la matière végétale pour détacher les trichomes, puis on les sépare avec un filtre ou un tamis.

Tu peux partir de têtes ou de chutes de manucure (les feuilles pleines de résine et les petites têtes). Les têtes rendent plus que les chutes, mais ne crois pas que la qualité sera beaucoup moins bonne : avec ta manucure, tu peux obtenir du très bon hasch.

Avant de faire du hasch : ce qu’il faut savoir

  • Toutes les variétés ne donnent pas les mêmes résultats : certaines rendent plus, d’autres moins, et la qualité du hasch peut varier selon la façon dont la plante a été cultivée. Par exemple, du cannabis cultivé avec des engrais organiques aurait de meilleurs arômes que celui cultivé avec des engrais minéraux.
  • Les conditions ambiantes, comme la température et l’humidité, jouent aussi sur la couleur, l’odeur et l’aspect du hasch, donc sur sa qualité.
  • L’idéal, c’est de congeler les têtes ou les chutes sèches que tu vas utiliser pour l’extraction : ça préserve les cannabinoïdes et les terpènes et ça améliore le rendement.

Pour extraire la résine à sec, tu vas voir qu’il existe plusieurs méthodes et ustensiles qui rendent le hasch maison super simple.

Comment extraire du hasch à sec ?

Avec un grinder à tamis

C’est la méthode la plus simple si tu n’as jamais fait de hasch. Il te suffit d’effriter ta weed avec un grinder équipé d’un tamis à pollen. À chaque passage, les glandes de résine s’accumulent dans un compartiment du grinder, et tu les récupères quand tu veux.

Le grinder à tamis a un gros avantage et un inconvénient :

  • L’avantage : tu n’as absolument rien à faire pour avoir du pollen (le kif). En grindant tes têtes de beuh avec ce type de grinder, tu récupères le pollen le plus pur.
  • L’inconvénient : c’est très lent. Il faut grinder beaucoup de têtes pour accumuler une bonne quantité de pollen dans le compartiment.

Avec un shaker

Un shaker, c’est un tube cylindrique avec deux couvercles et un tamis à l’une des extrémités. Une méthode parfaite pour tout le monde tellement elle est simple.

Comment faire :

  • Effrite ta weed, à la main ou au grinder.
    Mets-la ensuite dans le shaker et place le tout au congélateur pendant au moins 1 heure. Plus c’est froid, mieux c’est : les glandes de résine se détachent plus facilement.
  • Sors le shaker et secoue-le doucement pendant environ 5 minutes. Juste secouer, rien d’autre. Ouvre ensuite avec précaution le couvercle où s’accumule la résine et récupère-la.
  • Recommence autant de fois que tu veux. Mais à chaque passage, tu récupéreras moins de hasch, et de moins bonne qualité que les premiers.

Avec une machine à extraction (type pollinator)

Si tu as beaucoup d’herbe ou de chutes de manucure et de séchage à transformer en hasch, tu peux utiliser une machine à tambour qui extrait beaucoup de résine d’un coup, de façon automatique.

Avec cette machine qui ressemble à une petite machine à laver, le principe est très proche du shaker. Voilà comment faire :

  • Prends ton grinder et effrite la weed. Elle doit être bien émiettée pour récupérer un max de résine. Sinon, tu n’auras que la résine de la couche la plus superficielle des têtes.
  • Mets la weed dans un sac, un bocal ou un autre contenant et passe-la au congélateur au moins 1 heure. Plus elle est congelée, mieux c’est. Ensuite, mets la weed congelée dans le tamis de la machine et referme.
  • Branche la machine et fais tourner le moteur quelques minutes. Ça dépend de la vitesse et du modèle : chaque fabricant donne ses propres temps d’utilisation. Enfin, retire le tamis et récupère le hasch dans le bac du fond. Tu peux répéter autant que tu veux avant de changer de matière.

Extraction de hasch à la glace carbonique (CO2)

Cette méthode se fait avec des sacs à tamis et de la glace carbonique.

Attention : la glace carbonique, ce n’est pas la glace normale qu’on obtient en congelant de l’eau. C’est du CO2, du dioxyde de carbone, à l’état solide. Elle n’est pas aqueuse et passe directement à l’état de gaz : elle ne mouille pas les glandes de résine, elle les surgèle, ce qui permet d’en récupérer une grande quantité.

En plus de la glace carbonique, il te faut des sacs à tamis, comme ceux du hasch à l’eau (ice-o-lator), pour séparer le pollen des têtes et de la matière végétale. Et un plateau ou une grande surface propre pour récupérer le pollen qui va tomber.

Voilà comment faire du hasch maison à la glace carbonique :

  • Prends ton grinder et effrite les têtes.
  • Mets la weed au congélateur au moins 1 heure. Plus elle est froide, meilleur sera le résultat.
  • Prépare un grand plateau pour récupérer le pollen.
  • Sors la weed du congélateur et mets-la dans le sac à tamis.
  • Ajoute la glace carbonique avec des gants isolants, et travaille dans un endroit bien aéré : la glace carbonique libère du CO2, qui peut asphyxier dans une pièce fermée.
  • Si tu as beaucoup de weed, fais autant de couches de weed et de glace carbonique que nécessaire pour bien répartir le tout.
  • Ferme le haut du sac pour que rien ne s’échappe et commence à secouer doucement. Pour la meilleure qualité, les coups doivent être doux et secs.
  • Enfin, récupère ton hasch maison avec une carte et recommence si tu veux.