
Weed et champignons : fumer sous champis, ou fumer une tête moisie ?
Champis hallucinogènes avec un joint, ou têtes attaquées par la moisissure : deux questions différentes, une même réponse prudente.
Fumer une tête de cannabis attaquée par des champignons, c'est-à-dire moisie, c'est non : la moisissure peut contenir des toxines et des spores nocives, donc la tête part à la poubelle. Et mélanger la weed avec des champignons hallucinogènes, ça se fait, mais l'effet est imprévisible et les champis ne se fument pas, ils se mangent. Le cannabis et les champignons hallucinogènes sont utilisés depuis des siècles par différentes cultures pour leurs effets psychoactifs, chacun étudié et débattu de son côté : voilà les mythes et les réalités quand on les combine.
Mythes et réalités
- Mythe 1 : fumer des têtes avec des champignons donne des hallucinations intenses. Même si les deux substances sont psychoactives, les fumer ensemble ne garantit pas du tout une expérience hallucinogène intense. Les effets dépendent de la quantité et de la puissance des champignons, comme de la weed consommée. Et la réaction à ces substances est très personnelle : elle peut changer du tout au tout d'une personne à l'autre.
- Mythe 2 : les champignons hallucinogènes, ça se fume. Contrairement au cannabis, les champignons ne se fument pas tels quels. Les fumer ne donne pas le même effet que les manger, et c'est dangereux pour la santé, parce que tu inhales des spores et d'autres composés indésirables.
- Réalité 1 : fumer de la weed sous champis, c'est possible, mais pas malin. Techniquement, tu peux fumer un joint après avoir mangé des champignons hallucinogènes. Mais combiner les deux peut être imprévisible et risqué. Les effets peuvent aller d'une relaxation plus profonde à des trips beaucoup plus intenses et difficiles à gérer.
- Réalité 2 : des microdoses de champignons pour arrêter de fumer. Certaines personnes ont essayé les microdoses de champignons pour réduire leur consommation de tabac et de cannabis. Une microdose, c'est une toute petite quantité qui ne provoque pas d'effet hallucinogène notable ; certains pensent qu'elle pourrait aider à réduire la dépendance, mais les données restent préliminaires.
Parlons sécurité
Quand on mélange des substances, la sécurité passe avant tout. Fumer de la weed avec des champignons comporte des risques, comme :
- Des réactions imprévisibles : la réaction au mélange peut énormément varier d'une personne à l'autre. Certains peuvent ressentir plus d'anxiété, de parano ou d'effets désagréables.
- La santé pulmonaire : fumer du cannabis abîme déjà les poumons à cause de la fumée. Ajouter des champignons au mélange peut alourdir la charge toxique.
- Les problèmes de santé : si tu as déjà des soucis de santé, sois encore plus prudent avec les mélanges, parce que les effets secondaires peuvent être plus graves.
Mélanger cannabis et champignons, c'est un sujet complexe et controversé. Même si c'est possible, les effets peuvent être imprévisibles et risqués pour la santé. Plutôt que de chercher de nouveaux mélanges, mieux vaut miser sur une consommation responsable et bien s'informer sur chaque substance.
Si les possibles bienfaits des champignons pour arrêter de fumer t'intéressent, demande conseil à des professionnels de santé ou à des thérapeutes spécialisés dans les substances psychoactives. Dans tous les cas, ta sécurité et ton bien-être passent en premier.

Que faire d'une tête de cannabis moisie ?
Si tu tombes sur une tête de weed attaquée par la moisissure, il faut agir pour protéger ta santé. Voilà quoi faire dans ce cas :
1. Ne la consomme pas : le plus important, c'est de ne pas consommer une tête moisie. Fumer ou manger de la weed contaminée par des champignons peut être dangereux, parce que la moisissure peut contenir des toxines et des micro-organismes nocifs. C'est la règle numéro un.
2. Isole-la : évite que la tête contaminée touche tes autres têtes ou ta réserve. Mets-la dans un sac plastique fermé pour que les spores ne se propagent pas.
3. Jette-la : le plus sûr et le plus responsable, c'est de jeter la tête contaminée. N'essaie pas de la sauver ni de la consommer sous une autre forme. Ça ne vaut pas le risque.
4. Inspecte le reste : une fois la tête moisie jetée, vérifie soigneusement les autres pour voir s'il y a des signes de contamination. C'est important pour être sûr qu'aucune autre n'est touchée.
5. Cherche la cause : si tu trouves régulièrement des têtes moisies, il faut identifier et corriger ce qui provoque la contamination : conditions de culture, ventilation, contrôle de l'humidité ou conservation des têtes.
Que faire si tes têtes ont du botrytis ?
Le botrytis, aussi appelé « pourriture grise », est un champignon qui peut attaquer les plants de cannabis et détruire les têtes. Si tu repères des têtes touchées, il faut agir tout de suite pour éviter qu'il se propage et ravage ta culture. Voilà les étapes à suivre :
- Repérer et isoler : dès que tu repères des têtes touchées par le botrytis, retire-les délicatement des plantes pour éviter que le champignon se propage. Utilise des ciseaux propres et désinfectés pour couper les têtes infectées, et ne touche pas les parties saines avec des outils qui ont été en contact avec les zones atteintes.
- Jeter sans risque : une fois les têtes retirées, jette-les de façon sûre. Ne les mets pas au compost ni dans un tas de déchets verts : le champignon pourrait survivre et se propager dans ton jardin.
- Isoler les plantes touchées : si le botrytis a envahi toute une plante, pense à la retirer entièrement pour protéger les autres. C'est dur, mais c'est souvent nécessaire pour éviter l'épidémie.
- Contrôler l'environnement : vérifie que ton espace de culture a une humidité et une ventilation correctes. Le botrytis adore l'humidité. Utilise un déshumidificateur si besoin et laisse assez d'espace entre les plantes pour que l'air circule bien.
- Les traitements antifongiques : tu peux envisager des fongicides ou des sprays antifongiques adaptés pour traiter les plantes restantes et prévenir de nouvelles infections. Demande conseil à un spécialiste en jardinage et vérifie la réglementation locale pour utiliser ces produits de façon sûre et légale.
- Améliorer tes pratiques : passe en revue ta façon de cultiver pour voir ce qui peut être amélioré afin d'éviter de nouvelles attaques de botrytis : meilleure gestion de l'humidité, taille adaptée, plus d'espace entre les plantes.
- Surveiller en continu : continue de surveiller tes plantes de près pour repérer le moindre signe de botrytis ou d'autres problèmes. Plus tu détectes et traites tôt, mieux tu protèges ta culture.
LE CLUB
Rejoins la communauté
Des growers avec un nom et un visage, des lots traçables, une vraie communauté. Pas de bullshit, pas de promesses en l’air.
Rejoindre le clubÀ LIRE AUSSI
CONSOTypes de feuilles à rouler : laquelle choisir pour ton joint ?
Classique, blunt, riz, cellulose, aromatisée ou cône préroulé : le tour des feuilles pour rouler, et les marques qui sortent du lot.
CONSOTerre de diatomée : l’insecticide naturel du grower, mode d’emploi
Une poudre de micro-algues fossiles qui dessèche pucerons, acariens et fourmis : d’où elle vient, comment l’appliquer et quand arrêter.