Dabbing : le guide pour comprendre le dab avant ta première fois
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Dabbing : le guide pour comprendre le dab avant ta première fois

Ce qu’est un dab, comment marche un rig, pourquoi un concentré peut monter jusqu’à 95 % de THC et comment éviter le blanc dès la première taffe.

PAR Rédaction CosechaLibre6 MIN DE LECTURE

Le dabbing, c’est le fait de vaporiser un concentré de cannabis très puissant (wax, shatter, rosin…) en le posant sur une surface brûlante, le nail, puis d’inhaler la vapeur, en général avec un dab rig, une sorte de bang en verre. C’est plus pur et plus savoureux qu’un joint, mais aussi bien plus fort : on commence avec une quantité minuscule, à la température la plus basse possible. Fumer et vapoter, tout le monde connaît ; les edibles, eux, sont un peu plus mystérieux, avec leur réputation de taper fort et de ne pas être évidents à préparer.

Mais concrètement, c’est quoi le dabbing, ou le dab tout court ? C’est l’une des façons de consommer les plus récentes et les plus mal comprises, et le dab de wax reste un sujet qui divise.

En deux mots, le dabbing consiste à consommer de l’huile de cannabis concentrée en en déposant une petite quantité sur une surface chaude pour qu’elle se vaporise. Mettre de l’huile de haschich dans un bol ou dans un joint, ce n’est pas franchement nouveau, mais le dabbing permet de ne profiter que de l’effet puissant et du goût de l’huile.

La première étape, c’est de fabriquer le concentré. On extrait les huiles essentielles de la plante (stockées dans ses trichomes), en général avec un solvant chimique comme le butane, le CO2 ou le propane, ou par des moyens mécaniques comme des tamis de filtration.

Une tête de cannabis séchée après la récolte
Une tête de cannabis séchée après la récolte

Le concentré prend plein de formes et porte plein de noms selon la méthode et la texture finale : wax, smash, live resin, bubble hash, rosin, pollen, et la liste continue… Ce qu’il faut retenir, c’est que ces produits sont très purs et peuvent contenir entre 50 % et 95 % de THC, selon le type d’extraction et le savoir-faire de celui qui l’a faite.

Quand ce concentré, qui ne contient plus de matière végétale, touche une surface chaude, il bouillonne et produit une vapeur savoureuse et puissante qu’on aspire ensuite par une pipe en verre qui ressemble à un bang classique et fonctionne pareil.

La méthode de dabbing la plus courante utilise justement cette pipe en verre. Un kit de dab complet comprend quelques pièces : le rig lui-même, le nail (la pièce en métal ou en quartz fixée dessus, celle qu’on chauffe), le dabber (l’outil pour poser le concentré) et un chalumeau pour chauffer.

D’un point de vue chimique, des dabs bien faits sont plus propres que le cannabis classique, parce qu’ils ne contiennent pas de matière végétale (ni les substances cancérigènes que peut produire sa combustion). Par contre, un concentré mal fait peut avoir ses propres problèmes : solvants résiduels, moisissure, et pesticides concentrés venus des plantes utilisées.

Personne en train de faire un dab
Le dabbing, c’est inhaler un concentré de cannabis très puissant 

Le gros problème des dabs, c’est que beaucoup de gens les fabriquent chez eux : c’est dangereux pour celui qui les prépare (avec des solvants inflammables) et ça donne un produit incomplet et pas fiable pour celui qui le consomme. 

Sur le papier, les dabs sont une alternative plus propre et plus savoureuse que fumer des fleurs, mais ils sont aussi très forts et peuvent surprendre. En général, le pire qui puisse arriver, c’est de faire un malaise, le fameux « blanc ». Du coup, si c’est ta première fois, prends une toute petite quantité, à la température la plus basse possible. Et surtout, n’inhale JAMAIS tant que le nail est encore rouge : cette fumée-là tabasse vraiment très fort. 

Si tu débutes et que tu veux te mettre au dab, commence plutôt par un vaporisateur pour t’habituer aux concentrés en général, et passe au dab ensuite.

Pour résumer, tu ne devrais dabber que si : A) tu cherches plus de puissance, de goût et d’effet thérapeutique qu’avec l’herbe classique, avec un effet plus immédiat et plus prévisible que les edibles, et B) tu es sûr que ton produit est de qualité vérifiée. Les concentrés sont grave à la mode, et même s’ils peuvent être une façon plus pure de consommer, c’est super important de savoir d’où ils viennent et comment ils sont faits, exactement comme pour une tête. 

Tête de cannabis couverte de trichomes
Tête de cannabis par CosechaLibre.com

Comment avoir plus de résine sur tes têtes ?

En intérieur, le levier principal pour faire monter la résine, c’est la lumière. D’après une idée répandue chez les growers, les trichomes, c’est-à-dire la résine des têtes, augmenteraient quand la plante manque de lumière. La technique consiste à stresser la plante en la laissant dans le noir complet pendant 48 à 72 h, environ 4 jours avant la récolte ; son efficacité reste discutée. Autre piste : certains panneaux LED avec des diodes UV émettent des rayons UV, et l’idée est que la plante se protège en se couvrant de trichomes (les études sur ce point ne sont pas unanimes). Côté nutriments, le Delta-9 (un engrais de floraison, rien à voir avec le delta-9-THC) est présenté comme un additif qui booste les fleurs et les trichomes, et beaucoup de growers misent aussi sur les acides aminés.

En extérieur, on travaille avec la lumière naturelle, donc pas moyen de jouer dessus. Ce qui aide, ce sont les nutriments et les stimulants de floraison pour faire grossir les fleurs et les trichomes. Une astuce dont certains growers ne démordent pas : mettre de la glace sur les racines tous les jours au coucher du soleil, la dernière semaine avant la coupe. L’idée, c’est que quand la température baisse un peu et que la lumière s’éteint, la production augmente ; là aussi, rien de prouvé.

Au final, les extractions de cannabis sont devenues ces dernières années l’un des secteurs qui ont le plus grandi dans l’industrie. Elles garantissent une forte teneur en cannabinoïdes et ouvrent la porte à plein de façons de consommer, en usage récréatif comme médical.

C’est quoi le THC, et comment il agit ?

Le THC agit en se fixant sur les récepteurs cannabinoïdes du corps, présents dans tout le cerveau et le système nerveux. Le THC reste détectable dans le corps bien plus longtemps que la plupart des autres drogues (des jours, voire des semaines après la consommation, selon la fréquence), alors que ses effets psychoactifs ne durent que quelques heures.

Ces récepteurs sont concentrés dans les zones du cerveau liées à la réflexion, la mémoire, le plaisir, la coordination et la perception du temps. Le THC s’y fixe, les active, et joue sur la mémoire, le plaisir, les mouvements, la réflexion, la concentration, la coordination et la perception des sens et du temps.

Le THC pousse les cellules du cerveau à libérer de la dopamine, ce qui provoque l’euphorie. Il perturbe aussi le traitement de l’information dans l’hippocampe, la partie du cerveau qui fabrique les nouveaux souvenirs.

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